“Qu’est ce qu’Amour ? est ce une deité” – indications bibliographiques
Dernière mise à jour : 6 juin 2020
Cette notice est en cours d’élaboration. Elle sera complétée progressivement.
Genre : Terza rima.
Élément de datation : avant 1533.

Marcantonio Raimondi “Mars, Venus et Eros”, 1508, gravure, Metropolitan Museum of Art, New York (source : WGA).
PLAN DE LA FICHE
– Imprimés
– Manuscrits
– Recueils de musique
3. Bibliographie critique
4. Textes du XVIe siècle évoquant la pièce
1. Variantes de la pièce
a. Titres donnés à la pièce
– “Ballade” [ms. B.N. fr 12489].
– “Definicion d’Amour” [ms. B.N. fr 2335].
– “Diffinicion d’Amour par m. de st gelays” [ms. B.N. fr 1667].
– “Diffinition d’Amour” [ms. Chantilly 523, titre écrit de la main de Saint-Gelais].
– “Description d’amour” [mss. B.N. fr 1723, Vaticane Reg. Lat. 1493, B.N. fr. 878, B.N. fr 885, Vienne 10.162].
b. Variantes de l’incipit
– “Qu’esse qu’amour[?] esse une deité” [mss. B.N. 12489, B.N. fr 2335, B.N. fr 1667].
– “Qu’esse ce qu’amour, c’est une deité” [Pourquoy d’amour, Lyon, 1537].
– “Qu’est-ce que amour, est-ce une deyté” [ms. Chantilly 523].
2. Où trouver la pièce ?
a. Sources du XVIe siècle
* Imprimés
– Hecatomphile, De vulgarie [sic] Italien tourné en langaige Françoys. Les fleurs de Poesie Françoyse, Paris, Galliot du Pré, 1534.
– Hecatomphile, De vulgaire Italien tourné en langaige Françoys. Les fleurs de Poësie Françoyse, Lyon, François Juste, 1534.
– Hecatomphile, De vulgaire Italien tourné en langaige Françoys. Les fleurs de Poësie Françoyse, Lyon, François Juste, s.d.
– Hecatomphile, De vulgaire Italien tourné en langaige Françoys. Les fleurs de Poësie Françoyse, s.l., s.n., 1536. In 8°.
– Hecatomphile, De vulgaire Italien tourné en langaige Françoys. Les fleurs de Poësie Françoyse, s.l., s.n., 1536. In 16°, peut-être la même que Lyon, François Juste, 1536.
– Hecatomphile, De vulgaire Italien tourné en langaige Françoys. Les fleurs de Poësie Françoyse, s.l., s.n., 1537.
– Le Pourquoy d’Amour. Auquel sont contenuz plusieurs questions, demandes, ou problemes de ceste matiere, desquelles s’ensuyvent les solutions et responces, deduictes par authoritez de raison naturelle, matiere fort joyeuse et delectable à ceulx principalement qui ont suyvi, synvent, ou ont desiré de suivir la triumphante court du seigneurial prince Cupido, Lyon, Maurice Roy et Louis Pesnot, 1537.
– Hecatomphile, De vulgaire Italien tourné en langaige Françoys. Ensemble les fleurs de Poësie Françoyse, Lyon, François Juste, 1537.
– Hecatomphile, De vulgaire Italien tourné en langaige Françoys. Les fleurs de Poësie Françoyse, Paris, Pierre Sergent et Antoine Bonnemere, 1539.
– Hecatomphile, De vulgaire Italien tourné en langaige Françoys. Les fleurs de Poësie Françoyse, Paris, Alain Lotrian, 1540.
– Le pourquoy d’Amour. Necessaire à ceulx qui ont desir de suivir la triumphante court du seigneurial prince Cupido. Translaté de Italien en Françoys, Lyon, s.n., s.d. (apparemment : Jacques Moderne, 1540).
– Œuvres, Lyon, Pierre de Tours, 1547.
– Thomas Sébillet, Art poétique françoys, chapitre X, Paris, 1548. [Pièce citée intégralement]. Sur ce texte, voir : article du carnet.
* Manuscrits
– Ms. B.N. fr 12489 [début des années 1530], f. 104 r° – 105 v°.
– Ms. B.N. fr. 2335 [c. fin 1533], f. 1 r° – 2 r°.
– Ms. B.N. NAF 28577 (La Rochethulon) [avant 1547, sans doute années 1530], p. 1-3.
– Ms. B.N. fr. 1667 [c. 1536-1553], f. 79 v°- 80 r°.
– Ms. Chantilly 523 [c. 1544], f. 179 v° – 180 r°.
– Ms. Chantilly 521 [milieu XVIe siècle], f. 115 v° sq.
– Ms. B.N. fr. 1723 [milieu XVIe siècle], f. 75 v° – 76 v°.
– Ms. Arsenal 3458 [XVIe siècle], f. 21 (seule pièce de Saint-Gelais dans ce ms.).
– Ms. Belin 370 [c. 1558], f. 1 r°.
– Ms. Vaticane 1493 [c. 1558-1559], f. 1 r°- 2 r°.
– Ms. B.N. fr. 878 [c. 1563], f. 6 v° – f. 7 r°.
– Ms. B.N. fr. 885 [après 1569], f. 1 r° – 2 r°.
– Ms. Vienne 10.162 [fin XVIIe – début XVIIIe siècle], f. 3 r° – 4 r°.
* Musique
Attention ! La base de données Ricercar attribue à Saint-Gelais le texte de plusieurs chansons commençant “Qu’est-ce qu’amour?”. Mais il ne s’agit manifestement pas de cette pièce (les leçons sont trop différentes) et rien n’indique que l’auteur de ces chansons soit Saint-Gelais.
- Source manuscrite en tablature
- F-PN, fr 1723.
- Recueils de musique imprimée
b. Éditions modernes
– Blanchemain Prosper, Œuvres complètes de Melin de Sainct-Gelays, Paris, 1873, tome 1, p 82.
– Stone Donald Jr, Œuvres poétiques françaises, Paris, STFM, t. 1, p. 9.
3. Bibliographie critique
– Bernhard König, “Ronsards madrigal : “Si c’est aimer”, Sonets pour Helene, (Livre I, LII). Tradition und Verwandlung eines Formtyps petrarkistischer Lyrik“, Gestaltung-Umgestaltung : Beiträge zur Geschichte der romanischen Literaturen, Tübingen, 1990, p. 117-136.
4. Textes du XVIe siècle évoquant la pièce
Cette pièce s’inscrit dans une série de textes commençant par “Qu’est-qu’amour ?” et relevant du genre de la définition. Nous en donnons quelques exemples ici.
– Anonyme, “Qu’est-ce que amour ? c’est une passion” (dizain), ms. Chantilly 523, f. 88. [Dizain]
– Marguerite de Navarre, elle est l’auteur d’un “Qu’esse d’amour ? comment le pœult-on paindre” (voir Œuvres complètes, éd. Richard Cooper, t. VIII, p. 266).
– Clément Marot (attribué à), “Epître à son amy, en abhorrant Folle Amour par Clément Marot”, c. 1541, v. 35. [Pièce attribuée par Marie-Madeleine Fontaine à Paul Angier].
Sur ce texte, voir : article du carnet.
– Thomas Sébillet, Art poétique françoys, chapitre X, Paris, Arnoul L’Angelier, 1548.
Sur ce texte, voir : article du carnet.
– Guillaume La Perrière, “Qu’est-ce qu’amour? rien que vivre sans vie”, Cent considerations d’amours, Quatrain 73, 1548 (mise en musique par Phinot).
– “Qu’est-ce qu’amours, l’ung dit que c’est un dieu” (mise en musique Du Tertre, 1549, voir ici).
– “Qu’est-ce qu’amour, l’un dit que c’est un dieu” (mise en musique Ebran, 1550, voir le texte de la chanson ici et le fac-similé là).
– Thomas Sébillet (attribué à), “Definition d’Amour”, La Louenge des femmes, Lyon, 1551.
Sur ce texte, voir : article du carnet.
– Anonyme (peut-être Brantôme), “Ronsard, veux-tu sçavoir au vray que c’est qu’Amour ?”, ms. NAF 11 688, f. 178 r°, c. 2e moitié du XVIe siècle.
On peut ajouter à cette liste de pièces relevant de la même tradition :
– “S’il est ainsi qu’Amour soit jeune infant”, Diffinition d’Amour en terza rima attribuée à François Ier (Kane), Marguerite de Navarre (Defaux) ou Victor Brodeau (ms. 1667, Cooper, Defaux, Tomlinson).
– “Si par l’effect l’on doit donner le nom”, attribuée à François Ier (Kane), Marguerite de Navarre (Defaux, Cooper) (ms. 1667, Hécatomphile, Cooper, Defaux, Kane). Le vers 5 est le suivant : “Qu’esse que amour ? L’on dit qu’il faict avoir”.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
Claire Sicard (30 avril 2013). “Qu’est ce qu’Amour ? est ce une deité” – indications bibliographiques. Demêler Mellin de Saint-Gelais. Consulté le 6 septembre 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/niig
